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contexte
L’émergence de la mondialisation, de l’économie du savoir, des processus d’intégration économique et des accords de libre-échange a recentré les partenariats entre les institutions de recherche et de formation au Canada et dans la région des Andes. L’utilité des connaissances et de l’expérience à l’échelon local est fonction de leur contextualisation régionale et internationale. Sans partenariats et échanges, les connaissances et l’expérience locales se transforment en poids mort qui ralentit les organismes désireux de tirer parti des possibilités de la mondialisation. Aussi, il faut mettre à l’essai plusieurs combinaisons d’approches permettant à la fois de relever les défis de la mondialisation et d’exploiter pleinement les connaissances locales.
La communauté d’académiques canadiens s’intéressant à la région des Andes, l’expérience collective d’organismes gouvernementaux et non-gouvernementaux canadiens et andins ayant participé à diverses activités de développement coopératif, l’intérêt d’entrepreneurs et d’investisseurs canadiens pour la région des Andes, la volonté d’entrepreneurs andins d’étendre leur rayon d’action, sont autant d’éléments d’un capital social et intellectuel pouvant cimenter des partenariats mutuellement bénéfiques.
Il y a de nombreuses raisons d’encourager l’apprentissage et la collaboration entre les gens du Canada et des Andes :
- Les experiences de migration, d’affaires et de voyage seront enrichies par l’amélioration des connaissances culturelles et linguistiques. L’adaptation culturelle en sera accélérée.
- La reconnaissance des titres de formation, de perfectionnement et d’expérience en plus des diplômes scolaires ne peut que s’améliorer si les associations professionnelles comprennent mieux la qualité et la nature de l’éxpérience. Par exemple, un enseignant de la région des Andes migre au Canada ou un professionnel canadien veut acquérir une expérience ou une formation dans les Andes : il faut que les associations professionnelles comprennent la nature de l’expérience acquise à l’étranger et reconnaissent sa pertinence.
- Certains professionnels en particulier, comme les interprètes, les traducteurs et les enseignants de langues, ont tout particulièrement besoin d’approfondir leur connaissance et leur compréhension des réalités linguistiques et culturelles.
- D’autres intervenants, comme les travailleurs sociaux, ont précisemment comme objectif professionnel de renforcer la solidarité internationale et interculturelle et l’apprentissage mutuel.
- Au cours des dernières décennies, l’internationalisation des enterprises s’est accompagnée de recrutement à l’échelon mondial. Dans les domaines de pointe, la connaissance de nouveaux instruments, logiciels et technologies revêt une importance au moins égale à la possession de titres de formation. L’expérience professionnelle dans d’autres cultures est un besoin croissant.
- Dans les domaines à forte intensité de main-d’oeuvre, où on a de plus en plus recours à l’impartition pour satisfaire les besoins, les compétences culturelles et linguistiques ainsi que l’expérience interculturelle prennent une nouvelle importance. L’augmentation de l’impartition et des migrations professionnelles internationales sera fonction du vieillissement de la population.
Pour établir des partenariats novateurs, il faut nouer des liens durables entre le Nord et le Sud dans divers secteurs industriels (commerce, fabrication, services, administration publique) et professionnels (chercheurs, universitaires, enseignants, courtiers et techniciens commerciaux et industriels, avocats, entrepreneurs). L’évolution constante des connaissances dans les secteurs de services sociaux, de production de biens et de services, ainsi que des pratiques commerciales, exige une formation en continu des professionnels, entrepreneurs et responsables de programmes Nord-Sud. Par ailleurs, il faut équiper les partenaires éventuels d’une trousse d’instruments que la révolution des TIC met désormais à leur disposition : cours à distance, groupes de discussion et d’évaluation virtuels, conférences vidéo, portails, sites Web, bulletins, ceci afin de rehausser la dissémination, la circulation et l’utilisation de connaissances et d’expériences pertinentes à l’ère de la mondialisation.
En mai 2005, l’Advocate Institute, en collaboration avec le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), a financé un voyage exploratoire du CEBEM à Washington, DC, et au Canada pour (i) rencontrer en personne les représentants d’agences de développement, (ii) donner de l’information sur les réalisations et activités clés du CEBEM dans la région des Andes, et (iii) cerner des occasions de partenariats novateurs avec des universités, des agences de financement, des banques de développement, des centres de recherche et des représentants diplomatiques de la Bolivie.
Forts des résultats encourageants de ce voyage, l’Advocate Institute et le CEBEM proposent un projet pilote de conception et mise à l’essai de produits et services visant à aider les institutions et personnes canadiennes et andines à nouer des partenariats et trouver les ressources offertes par les institutions existantes, en particulier les banques de développement et l’ACDI. On proposera également, dans le cadre de ce projet, plusieurs idées de partenariats novateurs Canada-Andes.
Afin d’assurer la pertinence de l’expérience et la précision de son objectif, nous nous concentrerons sur le développement territorial local (DTL) et les politiques afférentes, vaste domaine d’actualité dans la grande région des Andes, qui a un effet mobilisateur parmi les universitaires, les organismes non-gouvernementaux, le secteur privé et les décideurs. De plus, il existe déjà un réseau de recherche et de sensibilisation sur les études et politiques territoriales, l’Ibero American Network of Graduate Programs on Territorial Studies and Policies (RIPPET) qui compte actuellement 132 institutions membres, y compris les universités, centres de recherche et programmes universitaires et post-universitaires au Mexique, à Cuba, au Venezuela, en Colombie, au Brésil, au Chili, en Uruguay, en Bolivie, au Pérou, au Costa Rica, au Guatemala et à El Salvador. Si l’expérience s’avère un succès, elle pourra servir de modèle pour d’autres approches novatrices de partenariat dans d’autres domaines.
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